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jeux video ( tests, astuces et news )

le test de gta san andreas  (jeux video ( tests, astuces et news )) posté le lundi 10 avril 2006 21:12

Adulé par les joueurs, décrié par les détracteurs du jeux vidéo qui en font l'apôtre du Malin, GTA ne laisse personne indifférent. Et pour cause, entre le politiquement incorrect et le gameplay aussi ouvert qu'une fleur à la fin du printemps, Grand Theft Auto fait tout pour se maintenir au sommet.
Si les débuts de la série furent difficiles avec 2 premiers volets au succès discutable et surtout assez confidentiel, depuis GTA 3 et Vice City, Rockstar a tout simplement créé un genre qu'il maîtrise de bout en bout pour au final remporter cette fois un succès planétaire. De GTA 3 qui posa les bases, à Vice City qui y ajouta l'importance de l'ambiance. Aujourd'hui, oublions la réplique de Miami pour foncer droit vers le soleil de la Californie, cachée sous le nom d'une région immense : San Andreas. Au programme, non pas une mais 3 villes remplies de freeways, d'avenues, de ruelles en pente raide mais aussi séparées par des zones de campagne nanties de leurs chemins de terre et de leurs broussailles. La première de ces cités sera Los Santos, copie de Los Angeles dans laquelle on pourra, entre autres joyeusetés visiter le quartier mexicain où l'on trouvera en miniature le fameux Convention Center, église qui tient lieu de scène à l'E3. San Fierro n'est autre que San Francisco, forte de ses rues vallonnées et de ses maisons bleues. Enfin on trouvera en dernier lieu Las Venturas, alias Las Vegas, la ville du jeu parsemée de casinos et entourée d'un désert servant de dépôt à cadavres encombrants.Il ne faut pas longtemps pour comprendre qu'en terme d'environnement, San Andreas explose les compteurs puisqu'à elle seule, la ville de Los Santos est déjà aussi vaste que celle de Vice City.


Le fameux Convention Center en version miniature et surtout sans une horde sauvage de journalistes fous furieux.
Ainsi après les mafieux des années 80, Rockstar s'oriente vers un univers adapté à sa nouvelle géographie, celui des gangsta des ghettos californiens. De retour de Liberty City, le jeune black Carl Johnson, aka C.J, sombre dans les ennuis. Voilà que des cops ripoux le menacent de le faire accuser du meurtre d'un flic, chantage à la prison pour petits services de truands. Mais pire encore, retrouvant sa bande, C.J apprend la mort de sa mère, assassinée par un gang rival, commencent alors la reconquête du territoire et la quête de vengeance. Tenez-vous prêt à entendre du "Yo Bro" et du "Wassup Nigga" à tour de bras, sans oublier le classique "I wanna ice those fools". On ne s'attardera par sur l'histoire et les nombreux personnages du jeu, mais pour faire simple, la qualité est toujours au rendez-vous avec des personnalités fortes et un doublage d'une excellence indubitable.


Allez C.J, montre-nous gentillement tes aisselles.
En l'espace de quelques nano-secondes on retrouve les sensations et les routines de la série. Liberté de mouvement absolue (même si certaines zones doivent être débloquées par la progression du scénario), missions principales et activités annexes en tout genre, qui vont des classiques missions de police, taxi ou autres à la recherche de tags rivaux à recouvrir, en passant par la simple balade dans un univers immense. Si vos premières missions principales demeureront gentillettes, avec une séance de tag visant à marquer votre territoire, on en viendra vite à des choses bien plus "gangsta style", règlements de comptes, passage à tabac d'un dealer, mais aussi vol de matériel militaire dans une base ou à bord d'un train et poursuites en moto dans les ruelles ou sur le freeway. Sans parler de tout ce qui peut suivre et qui ne manquera ni d'audace ni de diversité afin de maintenir un niveau de surprise quasi constant. En gros, c'est GTA, tout simplement et à l'heure actuelle, est-il encore nécessaire d'encenser un gameplay qui a fait ses preuves ?


Y a pas à dire, une racaille de Los Santos en tondeuse, ça le fait bro.
Mais GTA en mieux, comme Vice City avait su parfaire le gameplay, ainsi fait San Andreas. Je ne vous ferai pas la liste des nouveaux véhicules parmi lesquels on citera tout de même les vélos, les tracteurs tondeuses ou surtout les avions, même si leur pilotage devra se mériter. Largement de quoi se distraire pendant les longues randonnées urbaines mais aussi campagnardes.

L'autre grande nouveauté de GTA : SA réside dans l'apparition d'aptitudes du héros que le joueur devra entretenir. Des skills directement appliquées au gameplay. Ainsi, il est possible de travailler son endurance et sa force physique, la meilleure solution étant pour cela de se rendre dans un club de gym pour se farcir de longues séances d'haltères ou de vélo en martelant une touche du pad. A terme, le gain d'endurance permettra de sprinter ou de nager plus longtemps (ah oui d'ailleurs on nage maintenant dans GTA). Pour la musculature il s'agit simplement d'infliger plus de dégâts dans les combats rapprochés. Votre alimentation comptera elle aussi puisqu'en mangeant, C.J rétablira sa santé et surtout entretiendra sa forme physique. Mais gare aux excès, car dans vos caractéristiques, le gras surnuméraire n'est pas à oublier. Ceci dit, il faut vraiment le vouloir pour transformer son personnage en Jabba The Hutt. En vérité, il en va de même pour le reste, quelques passages assidus en salle de sport pour gonfler un peu les pecs, et on peut oublier ça le reste du temps. Finalement, loin d'être un souci omniprésent, ces skills sont une partie minime du jeu qu'on oublie assez facilement.


En traînant dans les quartiers d'un gang rival, voilà ce qui risque d'arriver : ils se font tuer.
Reste néanmoins la maîtrise des véhicules qui s'acquiert simplement en pratiquant. C'est de cette façon qu'on s'évitera les chutes de vélo ou de moto et les dérapages trop peu contrôlés. Idem pour les armes d'ailleurs. On appréciera que les compétences les plus utiles augmentent d'elles-même à l'usage, évitant de contraindre le joueur à de fastidieuses séances d'entraînement.

Si C.J sait faire tout ce que faisaient ses prédécesseurs, il sait aussi faire plus. Nager, mais également grimper sur un mur ou un grillage pour échapper à ses éventuels poursuivants. Les combats de mêlées ont subit un lifting pour leur part puisqu'on pourra maintenant réaliser des enchaînements de coups avec 2 boutons et appliquer le système de lock du tir aux combats rapprochés. Justement, le système de tir lui aussi a un poil changé. D'une pression sur R1, on pourra locker une cible et tirer avec L1. Chouette, si ce n'est que les gunfights restent aussi hasardeux qu'ils pouvaient l'être dans les 2 volets précédents avec un lock qui part en sucette dès qu'on se déplace un peu, ce qui peut à juste titre provoquer un certain agacement depuis le temps que les plaintes pleuvent à ce sujet.


Oubliez les rues plates de Miami et dites bonjours aux pentes raides.
L'intelligence artificielle pose elle-aussi un petit problème puisqu'elle n'a guère évoluée depuis Vice City. On assiste toujours à des scènes parfois dignes de Benny Hill, avec des voitures qui se rentrent dedans on ne sait trop pourquoi et des forces de l'ordre qui n'hésitent pas à se jeter du haut d'un pont pour vous poursuivre après une chute de 20 mètres. C'est héroïque. Mais le principal écueil vient clairement de la réalisation qui se situe tout juste au niveau du dernier opus en date. Les environnements sont cubiques, certaines textures minimalistes et les modèles de personnages assez simplistes, sur les nombreuses cut scenes, on peut précisément constater qu'ils sont pourvus de grossières paluches de playmobiles. Quant au frame-rate, il prend des claques lorsqu'on booste la vitesse. Ceci étant, on parvient facilement à s'expliquer cette relative faiblesse par l'immensité des zones de jeu, l'équation est simple : PS2 vieillissante + zones vastes factorisées par une quantité de chargements plus que réduite = une qualité graphique fatalement handicapée. Heureusement, le design est de son côté une réussite magistrale de diversité et de complexité.


Faire du sport n'est pas une nécessité absolue. Ca tombe bien, c'est lourd.
Mais s'il n'est pas beau, San Andreas n'en reste pas moins électrisant comme peut l'être un GTA. Toujours quelque chose à faire, des missions qui surprennent, et quand on fait un break, il est toujours bon d'aller jouer au billard à Las Venturas, de survoler les environs en jet, de s'adonner au cambriolage de maisons ou de participer à une compétition de VTT !! Tout ce qu'on aime en somme. Cependant toutes les nouveautés ne sont pas aussi transcendantes que prévu. Il en va ainsi du mode multijoueur qui a tant fait parler. En fait de mode coopératif, il s'agit en vérité de certaines missions particulières qui peuvent être accomplies à 2, à condition de rester solidaire à l'écran. Ce n'est pas encore cette fois qu'on aura droit à un vrai mode multijoueur finalement. La prochaine fois ?
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le test de final fantasy X  (jeux video ( tests, astuces et news )) posté le lundi 10 avril 2006 21:19

Consciente de l'importance acquise au fil des ans par la série Final Fantasy, l'équipe de Square a très clairement souhaité faire de ce premier épisode PS2 un titre susceptible de franchir un nouveau cap dans le monde du RPG sur consoles. FFX est donc avant tout synonyme de bouleversements majeurs par rapport à des règles de gameplay précieusement conservées tout au long de la série. Le jeu apporte ainsi un vent de fraîcheur dont certaines composantes ne seront peut-être pas du goût de tous, ce qui n'empêche pas ce titre d'être une incontestable réussite, un voyage que l'on a plaisir à entreprendre de bout en bout, à condition d'accepter de laisser sa propre sensibilité nous guider jusqu'au terme de cette quête onirique.


Cette femme viendra tester votre maîtrise des chimères à plusieurs reprises.
L'histoire narrée dans FFX mêlera le destin de sept personnages que tout semble opposer, et qui pourtant sauront faire preuve d'une complémentarité surprenante pour mener à bien leur quête. Tous ont leur propre histoire et dissimulent un charisme qui se dévoilera peu à peu au fil du jeu tandis qu'ils évolueront vers un but commun : permettre à Yuna d'accomplir son voyage initiatique pour maîtriser l'invocation de l'ultime chimère, et sauver leur monde de l'emprise maléfique de Sin. Une quête passionnante qui implique le joueur dès les premières secondes, et dont les moments forts tout comme les instants tragiques seront illustrés par un florilège de cut-scenes et de séquences cinématiques en images de synthèse. Sur ce point, on peut dire que FFX est sujet à ce que j'appellerais le syndrôme MGS2 ; à savoir un soft qui comporte énormément de phases de jeu passives pour le joueur. Une caractéristique synonyme de lourdeur pour certains, un gage de richesse scénaristique pour d'autres...


Ifrit déclenche son Overdrive.
En ce qui concerne la version PAL, les responsables de la localisation ont fait le choix discutable de conserver le doublage anglais au lieu des voix japonaises, tandis que les textes sont intégralement traduits en français. Quoi que l'on ait à lui reprocher de ce côté-là, FFX constitue tout de même le premier FF à proposer un doublage vocal, et le résultat est tout à fait appréciable. Reste que le principal reproche que l'on pourrait faire à cette version PAL est son absence d'option 60 Hz, une véritable aberration due à la négligence de personnes n'ayant visiblement pas conscience de l'envergure de ce titre. Le jeu souffre donc de grosses lacunes techniques dues au mode 50 Hz (les bandes noires envahissantes, l'image écrasée, les cut-scenes saccadées et aliasées, les animations moins fluides, etc...). C'est aussi déplorable que scandaleux, mais cela ne doit en aucun cas constituer un obstacle suffisant pour vous empêcher de découvrir ce monument du jeu vidéo.


Des combats très intéressants contre les boss.
En faisant abstraction de ces quelques handicaps, on découvre en contrepartie toute la richesse de Final Fantasy X, notamment au niveau du gameplay. Comme je l'ai dit plus haut, ce dixième opus introduit un certain nombre de changements majeurs par rapport aux précédents volets. Sans être complètement exhaustif, certains points méritent d'être détaillés ici pour mieux comprendre les implications de ces bouleversements. Le plus étonnant, sans doute, est l'absence de points et de niveau d'expérience pour les personnages. Si ces derniers évoluent au fil de leur quête, toutes les compétences qu'ils acquièrent dépendent des choix que fait le joueur dans un sous-menu appelé sphérier. Ce système, à la fois simple et efficace, permet d'upgrader les capacités de ses personnages de façon très libre, à l'aide de sphères obtenues durant les combats.


Les chocobos remplacent les traditionnels chevaux.
La gestion des combats, justement, se trouve considérablement renouvelée dans ce nouveau chapitre. Si l'on retrouve toujours au niveau de l'interface les commandes d'attaques, de sorts ou de techniques, on peut désormais remplacer n'importe quel personnage en jeu par un autre mieux adapté à la situation. Ce système se complète avec d'autres subtilités, comme la fenêtre d'ordre des tours, le système d'Overdrive (un coup dévastateur que l'on peut déclencher après avoir encaissé un certain nombre de coups), ou encore d'Overkill (lorsqu'une attaque provoque des points de dégâts largement supérieurs à l'endurance de la cible. Les invocations sont ici réservées à Yuna et prennent la forme de chimères qui s'obtiennent en réussissant les épreuves dans des temples, et que l'on peut contrôler en combat. Il faut alors jouer subtilement des commandes guard et stock en anticipant les attaques de l'adversaire pour tenter de provoquer plus rapidement l'Overdrive de la chimère, afin de déclencher un coup spécial dévastateur et visuellement très impressionnant.


De nombreuses cut-scenes.
La place manque ici pour détailler toutes les subtilités du jeu, c'est pourquoi je terminerais rapidement en disant quelques mots sur le Blitzball. Sport de prédilection de Tidus et Wakka, le Blitzball est une discipline aquatique d'une grande importance dans le jeu. En plus des matches que vous devrez jouer, vous pourrez recruter des joueurs n'importe où dans le jeu en parlant à différents personnages, et même vous entraîner à partir des points de sauvegarde. Sans être réellement passionnant, le Blitzball se traduit dans le jeu de façon assez stratégique via un système de statistiques plutôt original. Si l'on ajoute à tout cela une durée de vie particulièrement longue, une progression pleine de rebondissements, et la présence d'un DVD bonus avec des interviews, des avant-premières, des musiques, ou même des galeries de portraits, difficile de trouver un argument suffisant pour ne pas se procurer ce titre incontournable. Le jeu n'est sans doute pas parfait et les défauts de localisation gâchent forcément le plaisir, mais les inconditionnels tout comme les novices y trouveront certainement leur compte
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le test de kingdom hearts  (jeux video ( tests, astuces et news )) posté le lundi 10 avril 2006 21:23

Avec Kingdom Hearts, Squaresoft délaisse pour un temps la catégorie jeux de rôles pour se focaliser sur un soft d'aventure/action idéal pour les fêtes de fin d'année. Petits ou grands, inconditionnels de Square ou simples amateurs de l'univers Disney, tout le monde sera immanquablement séduit par ce titre qui réalise le cross-over improbable entre la magie du monde de Disney et de Final Fantasy.
Chez Square, on ne sait pas faire que du RPG. La preuve, on prend même parfois des risques. Le risque de subir les foudres des puristes qui croyaient voir en Kingdom Hearts la nouvelle référence du RPG consoles. Le risque de se casser les dents sur un genre encore totalement nouveau pour Square. Et le risque, bien sûr, de rebuter les hardcore gamers avec un jeu qui a clairement pour objectif de séduire le jeune public. Le pari était audacieux, et l'on pouvait être sceptique quant au résultat final. Et autant le dire tout de suite, Kingdom Hearts n'a pas que des qualités. Pourtant, il faut vraiment que ce titre ait été confié à des développeurs de talent pour que la magie fonctionne à ce point dès les tout premiers instants. Kingdom Hearts n'est pas seulement un voyage dans un univers enchanteur et poétique, c'est aussi une aventure unique bourrée de références et de clins d'oeil amusants, qui donnent au joueur le sentiment de participer en tant que spectateur privilégié à l'une des aventures les plus séduisantes que l'on ait pu voir dans les contes.


Battez-vous pour la cause d'Alice.
La première question qu'on se pose en démarrant le jeu, c'est de quelle façon Square est-il parvenu à mixer deux univers aussi colossaux que celui de Disney et de Final Fantasy sans privilégier l'un par rapport à l'autre, et sans déraper sur des incohérences ou des contrastes entre les personnages de ces univers respectifs ? La réponse a de quoi surprendre puisque c'est un personnage totalement inconnu, dénommé Sora, que le joueur contrôle. Désigné à son insu comme l'héritier de la Keyblade, Sora s'apprête à vivre un incroyable voyage dans des dimensions parallèles à la recherche de ses amis. Naïf et vulnérable au début, le jeune garçon verra sa volonté s'accroître au fur et à mesure que ses capacités augmenteront dans sa lutte contre les Sans-Coeur. La quête qui l'attend lui réserve bien des péripéties, mais aussi de très belles rencontres et des moments inoubliables.


Des personnages de FFX.
Car très vite, Sora sera rejoint par deux émissaires du monde de Disney : Donald et Dingo, qui feront office de compagnons d'aventure tout au long du jeu. Mais même s'il gère un groupe de trois personnages qui ont chacun leurs capacités propres, le joueur ne peut contrôler directement que Sora, tandis que le comportement des autres comparses est géré par l'IA du jeu. Le seul point sur lequel Kingdom Hearts se rapproche un peu d'un RPG, c'est au niveau des points d'expérience et des capacités spéciales que gagne le joueur au fil des combats. Les affrontements se résolvent par contre en temps réel, au moyen d'une interface très simple qui permet d'attaquer, de lancer des sorts magiques, de parler à un personnage, d'utiliser un objet ou d'effectuer toutes sortes d'interactions. Le résultat s'apparente assez à un Zelda-like, notamment à travers la possibilité de locker ses ennemis pour ne pas se faire déborder durant les mêlées.


Tarzan pourra même faire partie du groupe.
Dans la pratique, il faut bien reconnaître que le résultat est tout de même assez confus, à cause des angles de caméra limités et du manque de précision des attaques de Sora. En plus de cela, il faut aussi surveiller le niveau de vie de ses compagnons et s'isoler suffisamment pour prendre le temps de se régénérer sans risquer d'être interrompu par un adversaire sorti de nulle part. Pour cela, Kingdom Hearts se révèle parfois assez agaçant, et son niveau de difficulté risque de donner un peu de fil à retordre aux plus jeunes. Mais si le gameplay n'est pas complètement au top, le jeu n'en dégage pas moins un dynamisme indéniable qui ravit le spectateur d'autant plus facilement qu'il découvre successivement tous les univers de Disney. Tous ? Non. Mais on appréciera tout de même le périple de Sora au Pays des Merveilles sur les traces d'Alice, dans la Jungle aux côtés de Tarzan, son duel face à Clad dans l'arène du Colisée d'Hercule, son étonnement face aux personnalités atypiques de Peter Pan, de la petite sirène, de Pinocchio, de Winnie l'ourson ou encore d'Aladdin, et son art de se déguiser en toutes situations, même quand il s'agit de fêter Halloween avec Jack Squellington. Bien sûr, on aurait aimé en voir plus, mais avouez que le programme s'annonce déjà alléchant et relativement long. Pas autant qu'un Final Fantasy, c'est évident, mais on peut toujours croiser les doigts pour découvrir d'autres univers dans une éventuelle suite de Kingdom Hearts.


Tiens ! Un Mog qui a l'air niais...
Au risque de terminer par un point assez négatif, je me dois tout de même de vous prévenir que ce titre comporte un certain nombre de phases de jeu honteuses où l'on voyage de monde en monde aux commandes d'un vaisseau. Non seulement c'est complètement hideux au niveau de la réalisation, mais en plus c'est assez injouable et totalement inintéressant. Et comme si ça ne suffisait pas, il faudra en plus jouer les apprentis mécaniciens pour upgrader son vaisseau à l'aide de blocs spéciaux trouvés dans les niveaux. Une idée dont on se serait bien passé. Malgré tout, et même si l'on pourra reprocher à Square de nous imposer encore une fois le 50 Hz pour la version PAL, on ne saura que trop vous conseiller ce titre pour son dynamisme, son atmosphère magique et ses personnages attachants.
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le test de dragon ball z budokai tenkaichi  (jeux video ( tests, astuces et news )) posté le lundi 10 avril 2006 21:28

Dragon Ball Z Budokai Tenkaichi, alias DBZ Sparking dans sa version originale, franchit clairement une nouvelle étape dans la série des Budokai et des titres inspirés de l'oeuvre de Toriyama en général. L'équipe de Spike a dû partir du principe que, le troisième volet ayant parfaitement su remplir son contrat en matière de baston classique, il fallait voir plus grand et modifier sensiblement le système de jeu pour faire encore mieux. Ainsi en sont-ils venus à l'idée suivante : les combats de la série animée prenant place généralement dans des environnements immensément vastes, pourquoi ne pas proposer un jeu offrant une liberté de mouvements totale ? Le résultat, nous l'avons entre nos mains. Dragon Ball Z Budokai Tenkaichi constitue le tout premier titre de la série à n'imposer aucune restriction de déplacements aux joueurs. On évolue ainsi dans des décors en 3D absolument gigantesques, avec la possibilité de se mouvoir aussi bien sur la terre ferme que dans les airs ou même sous l'eau. Mine de rien, ce simple changement de perspective modifie considérablement les sensations de jeu.


Les attaques ultimes sont carrément bien mises en valeur.
Jamais un soft DBZ n'aura été aussi proche de la série, et ce, à tous les niveaux. Premièrement, les graphismes en cel shading sont d'une fidélité incroyable à l'oeuvre originale, et le rendu visuel n'avait jusqu'à présent jamais été aussi proche de la série animée. Les fans reconnaîtront du premier coup d'oeil les super attaques tant leurs animations respectent à la lettre, ou plutôt au pixel près, celles du manga ou de la série TV. Et surtout, le soft prend enfin en compte l'altération physique des personnages au cours du combat ! Ainsi, un combattant qui n'a presque plus de vie se retrouve rapidement avec les traits tirés, les vêtements en lambeaux et des blessures sur tout le corps. Même si ça n'influe pas sur son efficacité, ça fait vraiment plaisir de voir tous ces personnages salement amochés, tels qu'ils apparaissent dans la série les trois-quarts du temps.


Vegeta est désorienté et cherche en vain son adversaire.
Pour en revenir aux sensations de jeu, non seulement on est libre d'évoluer où l'on veut dans les environnements, mais on peut également détruire partiellement les décors en démolissant des falaises à l'aide d'une attaque énergétique ou en traversant des bâtiments à pleine vitesse. Malgré l'immensité de la zone de combat, les affrontements sont d'un dynamisme hallucinant et l'action se déroule sans temps mort. Le système de verrouillage permet de foncer directement sur sa cible, ou de la contourner pour effectuer une esquive tout en gardant l'ennemi dans sa ligne de mire, avant d'enchaîner une série de coups, une projection ou toute autre technique d'attaque.


Le jeu prend enfin en compte l'altération physique des personnages.
Les déplacements normaux ou aériens étant maintenant complètement libres, ils constituent une composante cruciale du gameplay dans la mesure où ils permettent d'imaginer une grande variété de schémas tactiques. Les possibilités d'esquives sont nombreuses et l'on peut se soustraire à l'ennemi en allant se cacher à l'autre bout du niveau pour désorienter son adversaire. Encore une autre idée géniale qui nous ramène directement à l'anime. Le radar ne suffit pas toujours à localiser son ennemi, car le verrouillage diffère selon les personnages. La plupart déterminent la position de leur adversaire grâce à leur "ki" mais ils ne peuvent pas les sentir s'ils sont cachés par un élément du décor. Ce n'est pas le cas pour ceux qui possèdent un détecteur, mais en contrepartie, ce dernier peut tomber en panne, comme dans la série. Les cyborgs ne possédant pas de "ki", ils peuvent être repérés uniquement grâce à la vue, ce qui en fait des personnages plutôt axés sur le combat furtif.


Le rendu n'a jamais été aussi proche du dessin animé.
Malgré la richesse de l'univers de Dragon Ball Z, les développeurs n'ont pas hésité à reprendre pour ainsi dire la quasi-totalité des personnages issus des trois séries TV, mais aussi des films et des OAV. Il doit peut-être en manquer quelques-uns, mais avec près de 60 personnages jouables, on peut être assuré de trouver son bonheur. On note même l'apparition de protagonistes complètement inédits dans la plupart des jeux DBZ, à l'instar de Super C-17 ou du gorille qui représente la forme simiesque des saiyens. De plus, les objets acquis en progressant dans le jeu peuvent être fusionnés avec des artefacts pour booster les capacités de ses personnages. On peut ainsi améliorer les critères de santé, de "ki", d'attaque, de défense, de vitesse, de technique personnelle, d'attaque finale et d'attaque ultime pour chaque combattant.


Il faut du temps avant de maîtriser toutes les subtilités du gameplay.
S'il faut reconnaître que le gameplay est riche, il est également loin d'être intuitif. Les contrôles sont relativement complexes à assimiler au début, mais le titre propose heureusement un didacticiel complet. Si les techniques d'approche, la gestion des distances et les attaques sont assez simples à utiliser, il faut plus de temps pour maîtriser toutes les subtilités du gameplay qui rendent pourtant les parties bien plus intéressantes qu'en utilisant simplement les techniques de base. Par exemple, il faut prendre le réflexe de se préparer à entrer une combinaison de touches pour se rétablir après avoir subi de plein fouet un enchaînement, ou encore de recourir aux bons boutons pour foncer tout en écartant les boules d'énergie. D'autres manipulations permettent de continuer à placer des combos après un premier enchaînement en poursuivant son adversaire, de contrer ou encore d'esquiver dans la bonne direction pour contourner son opposant. Il faut également garder un oeil sur la jauge de smash pour projeter l'ennemi au loin selon trois niveaux de puissance différents, avant de le poursuivre en faisant un sprint. Les attaques énergétiques impliquent de concentrer son énergie pour remplir sa jauge de "ki" qui, une fois pleine, permet de passer en mode puissance max afin de déclencher les attaques ultimes et les attaques finales. Celles-ci sont carrément spectaculaires, mais elles peuvent aussi être contrées, ce qui donne lieu à de terribles bras de fer à distance où l'on voit les deux tirs énergétiques qui s'entrechoquent. Notez qu'on peut parfaitement écarter les boules d'énergie du revers de la main avec un bon timing ou les retourner à l'envoyeur. Enfin, chaque combattant dispose de techniques personnelles, comme le kaioken pour Goku, qui ne requièrent pas de "ki" mais qui puisent dans une troisième jauge qui se remplit automatiquement au fil du temps. Vous admettrez que ce ne sont pas les possibilités qui manquent dans Tenkaichi.


Il y a près de 60 personnages jouables à débloquer !
C'était déjà le cas dans Budokai 3, mais Tenkaichi propose un contenu vraiment solide qui n'avoue ses limites qu'après de très nombreuses heures de jeu. Ne serait-ce que pour débloquer tous les personnages disponibles, vous devrez passer beaucoup de temps dans le mode Portails, qui fait office de mode Story où l'on peut revivre tous les principaux combats de chaque période de la série animée. La plupart des missions sont cachées et vous imposent de remplir un objectif bien précis pour passer à l'étape suivante, par exemple en battant tel adversaire avec une technique précise. En marge de ce mode-là, on peut organiser des compétitions dans le Championnat du Monde, affronter un ami en mode Duel ou défier de puissants adversaires en mode Combat Ultime. Pour toutes ces raisons, pour son contenu exhaustif, pour son système de jeu excellent et pour son incroyable fidélité à l'oeuvre de Toriyama, Dragon Ball Z Budokai Tenkaichi constitue l'un des meilleurs, si ce n'est le meilleur soft inspiré de la série.
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le test de gta liberty city stories  (jeux video ( tests, astuces et news )) posté le mardi 11 avril 2006 19:32

GTA arrive sur PSP sous un titre trompeur puisqu'il prétend vouloir nous raconter les histoires de Liberty City. Mais qui a joué à GTA 3 connaît déjà cette ville, théâtre du renouveau de la série. C'est en effet là-bas que Grand Theft Auto s'est affranchi de son passé houleux pour enfin proposer un jeu au gameplay impeccable ne misant plus uniquement son fond de commerce sur le scandale à tout prix. Pour autant, cela n'a pas empêché la série de poursuivre sa voie dans l'immoralité la plus totale en nous proposant à chaque fois d'incarner un truand prêt à tout pour se faire un nom dans le milieu. Ce sera encore la cas dans ce volet PSP qui nous ramène dans les rues tortueuses de la grande "cité libre". Liberty City, donc. On croyait déjà tout savoir de la ville, des trafiquants qui s'y terrent, de sa Mafia locale, et de ses gangs armés, mais l'endroit n'a pas encore livré toutes les histoires qu'elle avait à nous conter. Je vous présente Tony Cipriani, un nom qui vous dit peut-être quelque chose puisque le bonhomme était lui aussi présent dans GTA 3. Cette fois, il campe le rôle principal, celui d'un ex-taulard qui va tout faire pour retrouver sa place de bras droit de Salvatore Leone, le Parrain de la ville.


Certainement l'un des plus beaux jeux de la PSP.
Si elle se situe en amont du scénario de GTA 3, l'histoire de Liberty City Stories en reprend pourtant les mêmes ficelles. Non seulement, il s'agira du même gameplay sur lequel je reviendrai plus bas, mais aussi de la même progression avec une zone de jeu divisée en trois îles. Bloqué sur la première d'entre elles, vous allez d'abord devoir effectuer de nombreuses missions avant que les travaux sur le pont menant à la seconde partie ne soient terminés et vous donnent accès au reste de la ville. Là, vous resterez encore un moment jusqu'à pouvoir enfin vous balader dans la totalité de la grande cité. Effectivement, et même si elle peut paraître un peu petite face au gigantesque terrain de jeu de GTA San Andreas, Liberty City regorge de voies rapides, de ruelles et de coupe-gorge comme on les aime dans cette série. Parcourir et (re)découvrir chaque quartier de la ville représente un réel plaisir assurant à lui seul un bonne partie du fun dégagé par le jeu. Comme le nom de l'endroit l'indique, on peut à peu près tout faire ici, en tout cas on en a l'impression. Rien ne nous empêche ainsi de passer son temps à se promener sans se préoccuper du scénario. Bon, l'histoire n'avancera pas, et vous resterez alors coincé dans la même zone de la ville, mais c'est possible. Et il existe suffisamment de modèles de voitures à la physique bien différente pour renouveler constamment le plaisir. Que l'on soit au volant d'une voiture de sport, d'un break familial, d'un gros camion américain, d'un véhicule des pompiers ou bien d'un autobus, les sensations de conduite ne sont évidemment pas les mêmes. J'ajoute que Liberty City Stories à la bonne idée d'inclure quelques motos pour encore plus de fun. Le système de cascades apparu dans Vice City étant bien entendu conservé.


JD Vous attend dans le quartier chaud de la ville.
Même s'il en est beaucoup question, GTA n'est pas qu'affaire de conduite. Suivant les commanditaires de vos missions, que vous irez chercher d'un bout à l'autre de la ville, il vous sera aussi demandé d'utiliser vos armes pour éliminer les membres d'un gang, protéger une personnalité ou tout simplement sauver votre peau lors de rixes urbaines comme la série sait si bien les orchestrer. Malgré tout, il est vrai que vous passerez le plus clair de votre temps en voiture ou en moto puisque beaucoup de missions exigent que vous conduisiez untel à tel endroit ou que vous alliez chercher telle chose à tel autre lieu. Sans compter, bien sûr, les nombreuses courses auxquelles vous pourrez participer et qui vous rapporteront, elles aussi, de jolis billets verts. Cet argent connaît plusieurs utilités. Soit, vous courez chez Ammu-Nation pour acheter de nouvelles armes. Soit vous le gardez pour vous, ce qui vous permettra de payer les visites à l'hôpital ou à la prison lorsque vous perdrez une mission. Vous pourrez aussi faire repeindre votre caisse ce qui s'avère bien utile pour semer les flics. A ce propos, le jeu est un peu plus facile dans ces situations, puisqu'on peut retaper sa voiture au nez et à la barbe de la police alors qu'avant il fallait faire ça discrètement pour que ce soit efficace.


La joie de conduire à Liberty City.
Pour le reste, le jeu n'a pas vraiment bougé par rapport à ce que l'on connaît de la série. On passera son temps à voler des voitures, et à s'approprier les véhicules correspondants pour déclencher les fameuses missions de taxi, d'ambulancier ou de pompier. On pourra aussi s'amuser à chercher les 100 paquets cachés dans la ville ou encore les tremplins pour effectuer des sauts spectaculaires. C'est donc du GTA comme on l'aime avec, évidemment, ses quelques stations de radio pour nous accompagner tout au long du jeu. Il y a cependant un peu moins de musiques que d'habitude, mais compte tenu du support on comprend pourquoi. Point de vue réalisation graphique, et toujours par rapport à GTA 3, on ne note pas beaucoup d'évolutions. Les modèles physiques sont un peu simplifiés, mais globalement, on retrouve la même patte graphique. Moyen sur PS2, ça devient tout de suite plus joli sur PSP. Cela dit, on note toujours le petit problème de rémanence ayant tendance à rendre chaque déplacement du personnage un peu flou. Rien de bien grave cependant, et GTA peut légitimement monter sur le podium des plus beaux titres de la console portable. L'immersion dans Liberty City est donc totale, on se prend réellement au jeu pour entrer pleinement dans la peau de son personnage, sans foi ni loi.


Sal en a vraiment marre de Maria, et le lui fait clairement savoir.
Déjà bien rempli avec le mode solo à la durée de vie absolument immense, l'UMD ne s'arrête pas en si bon chemin et va jusqu'à proposer du multijoueur. Du vrai, et pas du multi à la GTA San Andreas. Pour en profiter, il faudra obligatoirement que chaque joueur possède sa propre version du jeu insérée dans sa console. Ensuite, tout se passe très simplement via les fonctions wireless de la PSP. Jusqu'à 6 joueurs peuvent ainsi s'affronter dans sept modes différents. Plusieurs de ces modes reprennent les règles de bases que l'on trouve dans beaucoup de jeu multi, mais les adaptent à la sauce GTA. Ainsi, ce n'est pas un drapeau à aller capturer dans le camp adverse, mais une voiture à leur voler. De même, la défense de territoire se transforme ici en défense de limousines. On trouve aussi du deathmatch bourré de power-up (dont certains sont à débloquer) ainsi que des courses sauvages à travers la ville. Le mode survival, quant à lui, a de particulier qu'il place un joueur seul contre tous, un peu comme si sa tête venait d'être mise à prix. Les derniers modes vous feront piloter un tank (et tenir le plus longtemps possible face aux autres joueurs), et voler les voitures indiquées sur une certaine liste (à la manière du film 60 Secondes Chrono). Immensément fun, ces modes relancent encore l'intérêt de ce GTA : Liberty City Stories pour au final donner l'un des meilleurs jeux de la PSP. Malgré son retour dans une ville qu'on connaissait déjà par coeur, la série s'offre ainsi une seconde jeunesse.
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